#Cannexus18 : une conversation nationale sur l’#avenirdutravail

21 février 2018 | Main-d'œuvre
Lisa Taylor, la présidente de Challenge Factory, parle de la murale finale « A National Conversation on the Future of Work ». Photographies de Fred Cottrell utilisées avec la permission du CERIC

À quoi ressemblera l’#avenirdutravail au Canada? Cette question se trouve sur les lèvres, dans l’esprit et sur le bout des doigts de plusieurs Canadiens, des enfants du millénaire aux travailleurs d’âge mûr, des peuples autochtones aux immigrants et des nouveaux arrivants aux entrepreneurs d’âge mûr.

Plus de 1000 participants à Cannexus18, le congrès national en développement de carrière à Ottawa du 21 au 24 janvier 2018, représentent des voix cruciales au sein de la conversation. Le congrès annuel est organisé par le CERIC et appuyé par la Counselling Foundation of Canada en plus d’une vaste gamme d’organismes de soutien, y compris la CEDEC et d’autres commanditaires.

Cannexus vise avant tout à l’établissement de liens, à la discussion de tous les aspects des possibilités d’emploi pour les Canadiens et à la mise en valeur de la main-d’œuvre. Des idées, des opinions, des projets et des occasions proposés par les conférenciers d’honneurs, les entrepreneurs sociaux, les professionnels du développement professionnel, les étudiants, des organismes sans but lucratif, des coopératives, des entreprises et d’organismes gouvernementaux ont déclenché cette discussion.

Bien que l’avenir du travail représente une importante partie de la discussion, les professionnels viennent y chercher des stratégies et des solutions pour soutenir l’accès de leurs clients aux compétences générales, à la formation et l’apprentissage par l’expérience.

En vedette : le développement de la main-d’œuvre démontre son importance pour le développement professionnel

Le Développement de la main-d’œuvre en vedette, soutenu par la CEDEC, a rassemblé des experts de l’industrie et de la communauté, des secteurs des services et de la technologie, entre autres, dans le but qu’ils échangent, en quatre discussions de groupe, sur leurs perspectives quant :

  • au développement d’une future main-d’œuvre,
  • à la mise en œuvre du changement systémique,
  • à l’élaboration de pratiques prometteuses et
  • au discernement des changements de politiques en lien au développement de la main-d’œuvre.
Groupe de discussion
Nina Kim (deuxième à partir de la droite), de la CEDEC, participe au groupe de discussion sur le " changement systémique au niveau des politiques "

« Le besoin d’élaborer une stratégie centralisée de mise en valeur de la main-d’œuvre qui s’adapte aux réalités régionales existe. Une collaboration réalisée avec la participation d’intervenants des secteurs communauté, privé et public, y compris les établissements d’enseignement, s’avère essentielle pour réaliser la continuité coordonnée et complète des services qui répondent à l’évolution des besoins de la main-d’œuvre. »

Nina Kim, CEDEC

Shari St. Peter, la directrice générale du Niagara Peninsula Aboriginal Area Management Board (NPAAMB) et également panéliste au sein des discussions sur « les pratiques prometteuses » et « le changement systémique en pratique », travaille avec des jeunes de 15 à 30 ans de diverses collectivités de la région de Niagara. Elle offre des programmes de formation en compétences générales, d’autres formations et des possibilités d’acquérir de l’expérience de travail.

Elle a participé à plusieurs séances lors du congrès, y compris la discussion en groupe de « Développement de la main-d’œuvre en vedette » portant sur les changements systémiques dans la pratique. Les autres membres du groupe de discussion comprenaient Fabio Crespin (United Way de la région de Toronto et York [Centraide]); Matias De Dovitiis (Duke Heights Business Improvement Area) et Andrew Reddin (NPower Canada). Ce groupe d’experts était présidé par Mandie Abrams du Hospitality Workers Training Centre.

Les panélistes de la discussion sur le changement systémique en pratique animée par Mandie Abrams. Source photo : site web Cannexus

« C’était un groupe intéressant », affirme-t-elle en ajoutant, « les différentes perspectives sont intéressantes. » Ce qu’elle retient surtout est l’importance de « pouvoir vraiment défendre en tant qu’organisme ayant des bailleurs de fonds; d’articuler les objectifs pour votre segment démographique. »

Démontrer comment le savoir-être permet aux jeunes d’augmenter leur niveau d’assurance et ainsi voir la place qui leur revient au sein de la population active est difficile à mesurer. C’est là qu’une collaboration avec des organismes-cadres et des partenaires aide le NPAAMB à se faire entendre.

« Je suis très consciente des limites des organismes communautaires à faire bouger l’aiguille », avoue-t-elle en raison de la difficulté à recruter et embaucher du personnel. « Avec des problèmes de ressources humaines et de capacité, le changement systémique devient difficile », ajoute-t-elle.

Pour madame St. Peter, le congrès Cannexus s’avère un lieu important pour entamer des discussions et créer des groupes de travail pour s’attaquer de front aux « besoins émergents », y compris ceux des organismes qui n’ont pas d’affiliations provinciales ou régionales permettant d’avoir une voix plus puissante.

Conformément à sa mission, madame St. Peter s’est présentée à Cannexus en compagnie de huit jeunes conseillers de NPAAMB, âgés de 16 à 28 ans, pour leur permettre de connaître la richesse des idées innovatrices et de rencontrer des professionnels de l’extérieur de la communauté.

Les compétences générales, un bon jumelage aux possibilités de formation

Également au sein du groupe sur les pratiques prometteuses et participant à Cannexus pour la première fois, Mike Hewitt supervise une initiative du Quinte Economic Development Commission (QEDC) Manufacturing Resource Centre (MRC) en Ontario. le programme Elevate Plus financé par Compétences+ Ontario.

Mike Hewitt

« Le programme fonctionne aussi bien parce qu’il y a une entrevue intensive d’une heure au début qui met à nue les vraies raisons pour lesquelles la personne veut vraiment participer au programme », affirme monsieur Hewitt. « Une fois acceptée au programme, la formation développe les compétences générales tout en enseignant des compétences techniques pertinentes. L’intégration s`avère importante parce que cela rend les compétences générales pertinentes aux situations particulières. Cela aide à renforcer l’importance de ces compétences. »

En effet, le NPAAMB forme des partenariats avec des organismes comme Habitat for Humanity afin de permettre aux jeunes autochtones de travailler sur la construction de maisons, d’apprendre des compétences et de faire des choix éclairés sur leur carrière éventuelle. e porter attention sur l’entregent ou le savoir-être.

Un panéliste de Développement de la main-d’œuvre en vedette, Paul Brinkhurst, occupant un poste de développeur d’innovations chez Futureworx, a présenté leur outil d’évaluation des compétences relatives à l’employabilité (ESAT) et la possibilité de celui-ci d’être utilisé pour « maximaliser le potentiel de tous les travailleurs canadiens possibles » particulièrement en ce qui concerne l’entregent ou le savoir-être.

Paul Brinkhurst

« Il y a déjà des milliers de gens ayant des contraintes à l’emploi ou des entraves à l’emploi parce qu’ils manquent de compétences dans le domaine et nous savons que l’importance de ces compétences ne fera qu’augmenter dans l’environnement de travail de l’avenir. »

Paul  Brinkhurst, développeur d’innovations chez Futureworx

Il cherche des pratiques exemplaires et il veut savoir comment nous pouvons incorporer des possibilités de formation dans les programmes de formation et d’éducation aux adultes.

“Nous ne pouvons plus présumer que ces compétences vont se former chez les gens”, dit-il. “Les constats suggèrent plutôt qu’elles ne se forment pas.” Chez Futureworx, nous nous efforçons de parvenir à un consensus national et ceux qui souhaitent participer à ces efforts sont les bienvenus. »

L’équipe du CERIC, encore une fois un moteur d’innovation

En plus de l’occasion de participer à un dialogue élargi, ce qui attire chaque année la participation des congressistes et des organismes de soutien à Cannexus est l’innovation. Le Carrefour des carrières des entreprises sociales a mis en vedette une panoplie d’organismes locaux qui produisent ou vendent des produits dans le cadre d’initiatives d’emploi et de formation. L’aire d’exposition et les zones bourdonnaient d’étalages géniaux de produits à vendre et de présentateurs intéressants divulguant leurs solutions et les réussites de leurs programmes.

De plus, le CERIC a publié trois nouveaux documents : Faire le lien entre deux mondes : aider les jeunes nouveaux arrivants et réfugiés (en anglais seulement), Les disciplines informatiques : petit guide à l’intention des futurs étudiants et des conseillers d’orientation (en anglais seulement) et Le développement de carrière chez les jeunes enfants : Guide des éducateurs (en anglais seulement).

Une innovation finale permettant de boucler la boucle fut la collaboration de CERIC avec la Challenge Factory, Creative Connections et le Centre ontarien innovation-emploi (OCWI-COIE) afin d’inciter ses participants à faire des découvertes dynamiques. Cette collaboration a mené à rendre des bribes de conversation sur une murale portant sur la conversation nationale sur l’avenir du travail. Regardez la présidente de la Challenge Factory, Lisa Taylor, expliquer le projet lors de la première journée.

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