Indice entrepreneurial québécois 2018

Le 6 novembre 2018, la Fondation de l’entrepreneurship a publié une édition spéciale, « 10 ans de l’Indice entrepreneurial québécois (2009-2018) ». La CEDEC se trouvait sur place lors du lancement et elle a communiqué les principaux éléments à retenir pertinents pour les anglophones et l’expérience de la CEDEC quant au travail réalisé auprès de propriétaires de petites entreprises établies ou éventuelles.

Les entreprises, qui exercent leurs activités dans une économie forte et un taux de chômage bas, ont de la difficulté à trouver des travailleurs spécialisés et qualifiés. La Fondation de l’entrepreneurship reconnaît également que le taux propriété d’entreprise au Québec a légèrement diminué, ce qui est attribuable en partie aux nombreux emplois à pourvoir au Québec, ce qui détourne des entrepreneurs éventuels vers la population active.

Aussi, le taux de fermeture (des individus qui ont fermé une entreprise au moins une fois dans leur vie) a doublé depuis 2009, une situation tout d’abord attribuée au vieillissement de la population. Nous avancerions l’argument que cela est attribué à un manque de planification, une vague que nous tentons de renverser avec nos partenaires comme SuccessionMatching dans le but de favoriser une meilleure planification, une transmission d’entreprises établies aux générations plus jeunes et une offre continue de services aux collectivités.

Et bien qu’il se dénote une croissance marquée dans le taux d’intention général parmi la génération Y (les jeunes de 18 à 34 ans) de 11 % à 36,0 % depuis 2009, plus d’une entreprise sur quatre ferme ses portes dans la même année où elle démarre, ce qui représente 44 % des fermetures au cours de la dernière année.

L’Indice dénote que depuis 2014, le taux d’intention des diplômés universitaires a augmenté de 20 % à 28 % pendant que chez les étudiants en études préuniversitaires, ce même taux a baissé, soit de 18 % à 15 %. Cette tendance se reflète aussi dans le taux d’entreprises en démarrage.

« Ce qui est un signe évident du besoin d’accompagnement de cette clientèle, notamment dans la préparation de leur projet. » 

 – Communiqué de presse

Nous sommes d’accord. En 2014, la CEDEC a reconnu le besoin de soutien personnalisé direct pour ce groupe et elle a mis sur pied l’équipe du Start-up jeunesse qui aide jeunes entrepreneurs à concrétiser leurs idées. Des collaborations avec des Centres d’éducation aux adultes, des cégeps, des universités, des organismes, des fournisseurs de services et des entrepreneurs de partout au Québec ont permis d’aider la CEDEC à présenter ses ateliers du Start-up jeunesse de la CEDEC à joindre cette clientèle, à travailler directement avec elle pour déterminer leur concept d’affaires et le préciser afin de le faire passer de l’intention à l’action, les accompagnant à chaque étape.

Une fois l’entreprise créée, l’équipe du Small Business Support de la CEDEC peut prendre la relève et offrir du soutien opportun par l’entremise de conseil continue au sujet de l’entreprise et une gamme de ressources et d’orientation auprès de partenaires selon leurs besoins uniques afin qu’ils fassent connaître un essor à leur entreprise.

Les statistiques mises en évidence par l’Indice de l’entrepreneurship renforcent notre assurance que les équipes de Start-up jeunesse et du Small Business Support de la CEDEC s’avèrent essentielles afin d’assurer une continuité des services et des ressources offerts aux entrepreneurs à toutes les étapes de croissance de l’entreprise. Il n’y a que de la place pour de l’expansion.

Pour la première fois, l’Indice a étudié la cohorte de la génération X (née entre le milieu des années 60 et les années 80) et elle a confirmé que plus d’un tiers des entrepreneurs actifs aujourd’hui se retrouvent dans ce groupe d’âge. Parmi eux, le taux d’intention a quasiment quadruplé soit de 9 % à 26 % de 2012 à 2018 et a atteint un sommet à 34 % en 2016. Contrairement à la plus jeune génération Y, ce groupe profite de plus grandes ressources financières et d’expériences professionnelles à utiliser dans leur entreprise. Ils sont également plus proactifs et plus tolérants aux risques; ils sont plus probablement meneurs et intrapreneurs dans leur milieu de travail.

Ils sont également des parents et ils ont plus probablement reçu du mentorat d’un parent. La Fondation de l’entrepreneurship rapporte que la moitié des propriétaires d’entreprise ont rapporté avoir au moins un parent entrepreneur. Il s’agit d’un important indicateur de l’influence de l’entrepreneuriat et des concepts d’affaires à un tout jeune âge et il renforce l’importance du mentorat.

De plus, l’entrepreneuriat féminin connaît un essor. Depuis 2014, l’écart entre les hommes et les femmes sur de nombreux aspects s’est constamment rétréci, à commencer par les taux d’intention, soit de 10,4 % à 4,8 % et se refermant dans une étude effectuée en 2018 où la parité entre les hommes et les femmes propriétaires d’entreprise a finalement été atteinte.

Au moment où la culture entrepreneuriale du Québec continue son expansion et où le portrait démographique change, le nombre d’immigrants entrepreneurs cherchant à améliorer leurs perspectives économiques augmentera probablement. Déjà, l’indice révèle que les intentions et les tentatives de démarrage d’entreprise chez les immigrants sont deux fois plus grandes, au niveau mondial. Une diminution survient à l’étape de la propriété, révélant ainsi le besoin d’un plus grand soutien pour la création et l’expansion des entreprises chez les immigrants.

Finalement, une zone de croissance intéressante à reconnaître est l’augmentation des « multientrepreneurs ». De 2012 à 2018, le nombre de propriétaires de deux entreprises ou plus a augmenté de 8 % à 10,4 %; ils convergent leur expérience, leurs connaissances et leur capacité à gérer les risques de faire avancer de nouvelles idées de l’intention au démarrage. Pour de plus amples renseignements sur ces statistiques, visitez le site Web : Indice entrepreneurial québécois.