La mise en valeur de la main-d’œuvre au sein des Premières Nations

Une approche intégrée de la formation peut mener à de meilleurs résultats pour les chercheurs d’emploi autochtones

Le Conseil national de développement économique des Autochtones évalue que combler les lacunes en de l’éducation et de la formation professionnelle augmenterait, par année, les revenus de la main-d’œuvre autochtone de 8,5 milliards de dollars. En raison de la pénurie nationale de la main-d’œuvre au Canada, des programmes de mise en valeur de la main-d’œuvre amorcent l’exploration de méthodes permettant de faciliter le lien entre les chercheurs d’emploi autochtones et les industries, comme la construction, l’hébergement et la vente au détail, qui souffrent d’un manque de travailleurs qualifiés.

Le plus grand obstacle à l’atteinte de ce but réside dans le faible taux de scolarité parmi les chercheurs d’emploi des Premières Nations. Alors que plusieurs ne possèdent même pas un diplôme d’études secondaires, ils possèdent une expérience en milieu de travail et des initiatives se multiplient partout au pays pour défier les principaux modèles d’éducation et la façon dont les qualifications des apprenants adultes sont reconnues.

En 2015, le ministère de l’Éducation postsecondaire, Formation et Travail du gouvernement du Nouveau-Brunswick a collaboré avec les Premières Nations Oromocto afin d’amorcer le processus d’apprenti inscrit pour un groupe de chercheurs d’emploi. Le groupe a obtenu du soutien afin de s’inscrire dans un métier et de se jumeler à des mentors qualifiés pour travailler dans un projet de construction exécuté dans leur communauté. Cette initiative a produit le perfectionnement professionnel au travail, la possibilité d’un emploi durable et un sens de fierté d’avoir contribué à l’amélioration de la vie dans la communauté.

Ce modèle d’apprentissage en milieu de travail, auquel s’ajoute un soutien à l’éducation pour des compétences particulières devient de plus en plus populaire puisqu’il offre un emploi aux gens et fournit aux employeurs des travailleurs prêts à travailler sur place.

La mise en valeur de la main-d’œuvre dans le secteur du tourisme

La CEDEC collabore avec la communauté de Kebaowek sur un tel projet dans le nord-ouest du Québec. Accueillant environ 800 Algonquins, la Première nation d’Eagle Village se situe tout près du nouveau Parc national Opémican qui devrait ouvrir au cours de la saison estivale de 2018.

Des membres de la communauté Kebaowek
Des membres de la communauté Kebaowek collaborent pour concevoir un programme de formation intégrée pour les chercheurs d’emploi de la région.

Les dirigeants communautaires reconnaissent le potentiel économique de l’ouverture du parc et les possibilités d’emploi qu’elle représente pour les chercheurs d’emploi. La CEDEC soutient la communauté dans la création d’un programme de formation intégrée qui aidera les chercheurs d’emploi à acquérir des compétences pertinentes et les connaissances nécessaires à leur embauche par le Parc. De nombreux partenaires appuient ce travail, y compris la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ), la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations du Québec (CDRHPNQ), le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN) et Tourisme Autochtone Québec (TAQ).

La réconciliation n’aura pas lieu du jour au lendemain. Il reste beaucoup de travail à accomplir avant d’atteindre l’augmentation de 27,7 milliards de dollars prévue à l’économie canadienne, mais ces projets représentent une étape importante permettant d’assurer un accès équitable à la formation et à l’emploi des populations autochtones du Canada.

Pour de plus amples renseignements sur ce projet, prenez contact avec Kelley Boutilier en communiquant avec la CEDEC.

"Si la population autochtone disposait des mêmes possibilités économiques que celles offertes aux autres Canadiens, elle serait autant encouragée à participer à la population active."

Réconciliation : stimuler l’économie canadienne de 27,7 milliards $.