Les activités « Dans l’oeil du dragon » sont à la hauteur

14 janvier 2014 | Non classifié(e)

Noranda_Students_wearing_infinity-tshirts_webIl y a un peu plus d’un an, Andrew Rivest pensait passer une journée ordinaire à l’école. Il était loin de se douter qu’il gèrerait bientôt sa propre entreprise.

Ce jour-là, il a participé à l’atelier pratique organisé dans son école dans le cadre d’une approche provinciale visant à instiller les valeurs entrepreneuriales et fournir aux jeunes une expérience par la pratique; il devait élaborer un concept d’affaires et convaincre un juré de la viabilité de son concept.

Comme l’ont fait les concurrents de l’émission « Dans l’oeil du dragon », cet entrepreneur en herbe et deux coéquipiers fréquentant l’École Noranda ont présenté leur future entreprise, Infinity T-Shirts, et ont concrétisé leur concept très rapidement. Armé de leur plan d’affaires et des conseils de gens d’affaires, ils ont affronté avec persévérance les obstacles mineurs qu’ils ont rencontrés lors la production des t-shirts branchés qui se sont tous vendus rapidement.

Madame Laurel Albert, une directrice à la CEDEC, a initié des écoles situées à Rouyn-Noranda et à Val-d’Or à ce concept d’activités. Elle affirme que l’objectif de ce concours est d’inspirer les propriétaires d’entreprise de demain.

« L’expérience les aide à développer leur assurance devant le juré, à assumer la responsabilité des projets, à leur faire connaître les principaux acteurs et fournisseurs de services. Elle leur donne aussi la chance de démarrer leurs projets. »

Les étudiants comprennent le principe de l’émission. Ils la demandent eux-mêmes, car c’est l’activité en entrepreneuriat qu’ils préfèrent, particulièrement depuis qu’ils ont observé le succès que l’entreprise de T-shirts a connu. »

Madame Chantale Bergevin, la représentante de l’approche orientante et de l’entrepreneuriat de l’École secondaire Chateauguay Valley Regional à Ormstown au Québec, considère cette activité comme un atout pour les étudiants et le personnel enseignant. « L’activité peut être utilisée dans différentes classes et les enseignants peuvent évaluer plusieurs compétences, même celles relatives à l’employabilité », affirme madame Bergevin.

L’école où elle travaille a ajouté les répercussions communautaires à la formation. Les étudiants doivent remettre les profits réalisés à une cause présente dans la communauté. « Les étudiants établissent des relations au sein de la communauté, ils font du réseautage et ils apprennent à se comporter pour faire une première impression réussie. Ils doivent également effectuer des appels téléphoniques et rédiger des lettres de demande de dons. Ils ne peuvent pas demander de l’argent à leurs parents, ils doivent le trouver. »

[pull_quote align= »right »]« Si nous voulons sérieusement bâtir des communautés entrepreneuriales, nous devons continuer à diversifier les activités et à éduquer les jeunes à longueur d’année, même lorsqu’ils seront de jeunes adultes. »[/pull_quote]Le concept de « Dans l’oeil du dragon » est utilisé partout au Canada dans le but de créer la fièvre de l’entrepreneuriat. Par exemple, la communauté de Central Okanagan en Colombie-Britannique qui jouit de l’un des plus hauts taux d’activités entrepreneuriales au pays, a organisé des concours entrepreneuriaux pour les jeunes pendant les 19 dernières années, la Community Futures of Greater Trail à West Kootenay en Colombie-Britannique, a récemment lancé le concours Junior Dragons Den et Kevin O’Leary de la populaire émission télévisée anglophone « Dragons’ Den », elle qui finance également le concours Future Dragon Fund, a déjà commencé à attribuer des prix en argent aux jeunes entrepreneurs des quatre coins du pays.

Monsieur Frédérick Perrier, un directeur à la CEDEC, a observé les activités organisées par madame Bergevin s’intégrer aux activités de l’école et offrir une nouvelle démarche pour préparer les jeunes au monde du travail.

« Des activités comme « Dans l’œil du dragon » sont un des importants outils à posséder dans sa trousse de développement de l’entrepreneuriat », ajoute monsieur Perrier. « Si nous voulons sérieusement bâtir des communautés entrepreneuriales, nous devons continuer à diversifier les activités et à éduquer les jeunes à longueur d’année, même lorsqu’ils seront de jeunes adultes. »

La participation de la CEDEC à l’apprentissage de l’entrepreneuriat sert à promouvoir l’entrepreneuriat dans les classes et dans la communauté à l’aide d’activités qui se tiennent dans les centres jeunesse, les équipes sportives, les centres de formation professionnelle, les cégeps et les universités. Pour vous informer sur les démarches novatrices qu’utilise la CEDEC pour offrir aux jeunes une formation en entrepreneuriat, communiquez avec monsieur Sterling Lambert, le gestionnaire de projet chargé de la planification provinciale du développement de l’esprit d’entreprise.

Depuis 2001, le gouvernement fédéral a investi la somme de 75,5 millions de dollars dans la Fondation canadienne des jeunes entrepreneurs (FCJE) dans le cadre du plan d’action économique du Canada.